Si toutes les sociétés ont à faire avec la maladie, toutes n’ont pas les mêmes manières d’en penser l’étiologie, de la manifester et de la soigner. Ces conceptions multiples s’observent aujourd’hui en France. En tant que professionnel, comment prendre en compte cette diversité des représentations symboliques et des pratiques pour accompagner au mieux les personnes malades ? De quelles manières les institutions doivent s’adapter à l’hétérogénéité des patients et à la complexité d’un monde sans cesse en mouvement ?

Abordant la diversité des représentations de la maladie et la multiplicité des pratiques et des discours de soin, cette formation qui s’adresse particulièrement aux intervenants du secteur de la santé, proposera une première approche des outils de la clinique transculturelle.

Objectifs  de la formation

  • Enrichir son expérience professionnelle en portant un regard nouveau sur des situations d’interculturalité vécues au quotidien
  • Appréhender les notions d’essentialisation culturelle, d’ethnocentrisme et de relativisme culturel
  • Interroger différemment la maladie (physique et/ou psychique) et sa prise en charge grâce à une approche pluridisciplinaire (anthropologique, psychologique et sociologique)
  • Analyser les dimensions culturelles et symboliques inhérentes à toute pratique de soin

Pratique

Formation gratuite pour les adhérents d’ethnoArt (adhésion 30 €) les 4 et 5 juillet dans le locaux d’EthnoArt au 39 rue des cascades, 75020 Paris. Inscription par ici.

« Nombre d’ethnologues qui n’avaient pas la maladie pour objet premier de leur recherche, ont constaté qu’ils ne pouvaient pas essayer de comprendre la vie sociale, politique et religieuse des sociétés sans prendre en considération le système nosologique (l’élaboration du diagnostic, les prescriptions thérapeutiques, les institutions, les agents), bref la dimension sociale de la maladie »

Marc Augé, 1986, « L’anthropologie de la maladie », L’Homme, 26 (1-2): 81-90

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