Jeunes contre le racisme
Avec notre affiche on a voulu parler du racisme intercommunautaire. Nous avons déjà entendu des phrases comme “on ne se mélange pas entre nous” et nous voulons dire que nous sommes tous des humains et on doit pouvoir aimer ou être ami avec qui on veut !
Nous avec notre affiche on a voulu parler de la catégorisation qui touche notamment les femmes. Nous voulons mettre en lumière les préjugés et discriminations croisées que peuvent subir les jeunes filles. Le terme 92i qui désigne de base une jeune fille maghrébine, maquillée aux mœurs légères, anciennement “beurette” montre bien cela.
Nous voulons passer le message que peut importe notre style : laissez-nous vivre !
Avec notre groupe nous avons voulu parler de l’assignation identitaire parce que c’est une situation que l’on a toutes déjà vécue. Les gens nous renvoient souvent à notre origine ou religion et nous enferment dans des cases, c’est ce qu’on a voulu montrer dans notre affiche avec les différents stéréotypes et préjugés que l’on a déjà entendu.
On aimerait que l’on arrête de nous juger sur les apparences : stop à l’assignation identitaire !
On a voulu parler dans notre affiche du lien entre le Mali et la France qui s’est fait dans la force et le sang, d’où le rouge dans notre drapeau, qui est la seule couleur commune des drapeaux français et maliens. Nous voulons passer le message qu’être Malien est une richesse et non une source de moquerie !
On a voulu avec notre groupe parler des préjugés et de leurs réalités, de ce que ça crée pour les personnes concernées. Nous voulons porter le message pour les personnes qui font continuer ces préjugés de se mettre à la place des personnes qu’ils jugent.
Nous disons haut et fort : soyez fiers de vous mêmes et d’où vous venez !
Pour notre affiche on a voulu représenter tous les métiers réalisés par les personnes étrangères ou issues de l’immigration, qui sont invisibilisés voir même dénigrés. L’immigration est souvent vue par les médias et par certains politiques comme négative.
Mais rappelons nous que sans eux le pays s’effondre !